UAVES

 

Objectifs de l’UAVES

logo UAVES

UAVES signifie « Union pour un Avenir Ecologique et Solidaire ».

Ses buts sont la préservation des patrimoines nourriciers, l’expérimentation et la démonstration d’alternatives techniques et sociales, ainsi que le renforcement des valeurs de solidarité entre les hommes et entre les peuples à travers la démarche agroécologique.

Ses objectifs principaux sont :

  • Contribuer à la sécurité et à la souveraineté alimentaire du monde rural
  • Utiliser, développer et diffuser les savoirs et savoir-faire agroécologiques garantissant un développement autonome et durable
  • Favoriser le mieux être des populations encadrées par la réalisation des actions de développement sur le plan économique, social et culturel
  • Valoriser les savoirs et savoir-faire locaux

L’UAVES est une association à but non lucratif née de la volonté des populations paysannes Songhoy et Tamacheq issus d’une zone géographique qui a souffert d’années successives de sécheresse et de rébellion Toureg : la zone de Tacharane. « Tacharane » est un mot Songhoi qui signifie : « pas de déchirures » comme pour signifier : « unissons-nous ». Allons ensemble vers l’agroécologie et la souveraineté alimentaire sans distinction d’ethnies et de langues, de lieu d’habitation (de la vallée à la zone pastorale), pour avancer vers un développement global durable dans la paix à la faveur de la solidarité entre les peuples.


Historique de l’UAVES

Panneau UAVES

L’UAVES a été créée officiellement le 21 Septembre 2001, mais œuvre depuis la fin des années 1990’ à la promotion de l’agroécologie au Sahel.

C’est une volonté communautaire qui a été motivée depuis 1996 par l’appui de l’association française Terre & Humanisme qui fait la promotion de l’agroécologie à travers le monde. Terre & Humanisme est présidée par l’agroécologiste français Pierre Rhabi, avec qui l’UAVES a co-organisé des séminaires « Parole de Terre », qui ont eu lieu à Tacharane de 1996 à 2007.  Ces séminaires avaient pour objet de réunir des africains et des européens épris de découvrir des savoirs et des savoirs-faire liés à l’agroécologie et menant vers l’autonomie paysanne.

En 2006 s’ouvre une nouvelle page de l’association. En effet, l’UAVES, Terre & Humanisme, le GIE Zeyra (groupement local de Tacharane qui signifie « Végétation ») et Kokopelli (association française de diffusion de semences paysannes) se sont associés pour répondre au problème des semences constaté dans la région de Gao. Ils ont créé une ferme semencière dénommée CAPROSET (Centre Agroécologique de Production de Semences Tropicales), chargée de la production de semences reproductibles, un maillon principal pour lutter contre l’insécurité alimentaire répétitive.

L’UAVES est membre du réseau d’Agroécologistes du sahel composé d’agroécologistes du Burkina Faso, du Sénégal, du Niger et du Mali.


Activités

Les missions :

  • Oeuvrer à la transmission et à une large application des pratiques agroécologiques au Mali pour participer à la sécurité, la salubrité et l’autonomie alimentaire du monde rural.
  • Contribuer au renforcement des capacités des acteurs sociaux pour leur participation effective à la formulation et à la mise en œuvre des politiques de développement et le renforcement des valeurs de solidarité entre les peuples.

Principe d’intervention :

Appui conseil, formation et accompagnement du paysan comme acteur de projet

Stratégies d’action :

  • Appui à l’émergence de dynamiques locales d’initiatives participatives
  • Etablissement de partenariats de proximité
  • Formation de paysans et d’animateurs (suivi / accompagnement / démultiplication)
  • Diagnostic du milieu, expérimentation et vulgarisation

Zones d’intervention :

L’UAVES intervient actuellement dans 4 régions principales : région de Gao, Mopti, Koulikoro, Kayes. Cependant, les animateurs de l’UAVES et du CAPROSET dispensent des formations sur tout le territoire malien ainsi que dans la sous-région en fonction des besoins.

Carte avec zones d'intervention

Domaines d’intervention :

  • Agro écologie
  • Aide d’urgence
  • Environnement
  • Education
  • Alphabétisation
  • Artisanat, Tourisme
  • Agriculture
  • Elevage
  • Sécurité alimentaire
  • Pêche
  • Genre
  • Hydraulique
  • Santé

Origines de la démarche

A Tacharane, on déplore une baisse de la production agricole, ce qui implique des famines répétitives et une malnutrition généralisée.

De manière plus générale au Mali, on constate un faible niveau d’encadrement des paysans et l’analphabétisme des communautés, une dépendance de l’extérieur pour les intrants agricoles, la dégradation et la baisse de la fertilité des sols (désertification, érosion éolienne et hydrique, utilisation des engrais chimiques, etc…). On observe également l’avancée de la désertification, des problèmes de santé dus à l’utilisation des pesticides, une mobilisation des paysans à la production des cultures commerciales au détriment des cultures vivrières, une dépendance vis à vis de l’extérieur au niveau des semences, un manque de semences de qualité au fort pouvoir germinatif (notamment des problèmes d’approvisionnement au Nord), ainsi que l’ignorance des populations face aux enjeux de la décentralisation.


Liens avec Terre & Humanisme

L’UAVES s’inscrit pleinement dans la démarche éthique de l’association Terre & Humanisme. Initiée par Pierre Rabhi, Terre & Humanisme œuvre depuis 1994 à la transmission de l’agroécologie pour l’autonomie alimentaire des populations et la sauvegarde des patrimoines nourriciers. Terre & Humanisme et l’UAVES ont mis en place des formations en agroécologie au Mali pour redonner vie à la terre et sensibiliser la population à la protection de l’environnement.

Charte éthique de T&HPour en savoir plus sur la philosophie, l’histoire et les activités actuelles de l’association Terre & Humanisme, vous pouvez consulter son site internet : http://terre-humanisme.org ainsi que la charte éthique internationale de l’association.

“L’agroécologie est pour nous bien plus qu’une simple alternative agronomique. Elle est liée à une dimension profonde du respect de la vie et replace l’être humain dans sa responsabilité à l’égard du Vivant.”

Pierre Rabhi


L’agroécologie

Ayant pour objet la relation harmonieuse entre l’humain et la nature, l’agroécologie est à la fois une éthique de vie et une pratique agricole. Elle considère le respect de la terre nourricière et la souveraineté alimentaire des populations sur leurs territoires comme les bases essentielles à toute société équilibrée et durable. Approche globale, elle inspire toutes les sphères de l’organisation sociale : agriculture, éducation, santé, économie, aménagement du territoire…

Adaptable à tous les biotopes, au Nord comme au Sud, et accessible à tous, l’agroécologie présente des avantages à tous les niveaux :

Des avantages écologiques :

  • fertilisation organique des sols,
  • optimisation de l’usage de l’eau,
  • respect et sauvegarde de la biodiversité,
  • lutte contre la désertification et l’érosion…

Des avantages économiques :

  • – alternative peu coûteuse, économie du coût des intrants et du transport,
  • – relocalisation de l’économie par la valorisation des ressources locales, etc.

Des avantages sociaux et sanitaires :

  • – production d’une alimentation de qualité, garante de bonne santé,
  • – autonomie alimentaire des individus et stabilisation des populations sur leurs terres,
  • – revalorisation de la place des paysans dans les sociétés,
  • – accélération du développement local, y compris des technologies adaptées
  • – création et renforcement des liens sociaux…

Particulièrement adaptée aux régions arides et sèches telles que les régions Sahéliennes, l’agroécologie allie l’utilisation de nouveaux procédés à la réhabilitation de savoir-faire traditionnels. Sa pratique permet aux populations du Sahel de repousser l’avancée du désert, et de restaurer la terre fertile pour s’assurer une autonomie alimentaire.

« Nous entendons par sécurité alimentaire celle que les communautés humaines assurent par elles-mêmes et sur leur territoire, et non les aides artificielles qui mettent certains pays en situation de dépendance vis-à-vis d’une charité aléatoire, contraire à la dignité d’être humain, debout et responsable… »

Pierre Rabhi

Au-delà d’une pratique agricole, l’agroécologie est une insurrection des consciences qui pourrait bien être à l’origine d’une véritable mutation sociale.

Nous sommes tous concernés, alors en route vers une révolution agriculturale !

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